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Guide pratique 8 min de lecture

Cours de coding pour enfants à Séoul : comment bien choisir

Clément

Le paysage éducatif à Séoul : au-delà du hagwon

Quand on vit à Séoul avec des enfants, on comprend vite : ici, l’éducation est un sport de haut niveau. La culture du hagwon (학원) rythme la vie des familles. Les enfants enchaînent maths, anglais et musique, souvent jusqu’en fin de soirée. Le système produit des résultats — les élèves coréens figurent régulièrement parmi les meilleurs aux classements internationaux — mais il pose aussi des questions sur la créativité, la fatigue, et le plaisir d’apprendre.

Le coding est entré dans ce paysage en force. Depuis que le gouvernement coréen a intégré la littératie numérique et la pensée computationnelle dans le programme scolaire national en 2025, la demande de cours de coding pour enfants a explosé. Chaque quartier de Gangnam, Mapo, Yongsan et au-delà compte désormais au moins un hagwon de coding. Certains sont excellents. Beaucoup ne le sont pas.

Ce guide s’adresse aux parents — coréens ou internationaux — qui veulent trouver un cours de coding qui serve réellement leur enfant. Pas juste un cours qui coche une case.

Pourquoi le coding compte (quand c’est bien fait)

Soyons clairs : l’objectif d’un cours de coding pour un enfant de 7 ans n’est pas de fabriquer un ingénieur logiciel. C’est de développer la pensée computationnelle — la capacité à décomposer un problème en étapes, reconnaître des schémas et construire des solutions. Ce sont des compétences qui se transfèrent partout, des maths à l’écriture en passant par la résolution de problèmes du quotidien.

Bien enseigné, le coding construit la confiance en soi. L’enfant crée quelque chose à partir de rien. Il débugue ses propres erreurs. Il apprend que l’échec fait partie du processus, pas la fin du monde. C’est un enseignement puissant dans n’importe quel contexte, mais particulièrement dans l’environnement académique sous pression de la Corée.

Mal enseigné, le coding devient juste un hagwon de plus — mémoriser, répéter, tester — et la magie disparaît complètement.

Ce qui fait un bon cours de coding : 7 critères essentiels

1. Des petits groupes

C’est le critère le plus important. Le coding est pratique. Chaque enfant bloque à des endroits différents, et il a besoin d’attention individuelle à ce moment-là. Un groupe de 4 à 6 élèves est idéal. Un groupe de 8 reste gérable avec un bon instructeur. Un groupe de 10 ou plus ? Votre enfant va passer beaucoup de temps à attendre.

Posez la question directement : « Combien d’élèves par classe, maximum ? » Si on vous répond de manière évasive ou « ça dépend », c’est un premier signal d’alerte.

2. La créativité d’abord, pas le par-coeur

Il y a une différence entre apprendre à un enfant à suivre des instructions et lui apprendre à réfléchir. Les meilleurs cours donnent un objectif — « fais un personnage qui traverse l’écran » — et laissent les enfants trouver comment faire. Les pires distribuent des feuilles avec du code à recopier.

Cherchez des cours où les enfants construisent leurs propres projets, pas où tout le monde produit le même résultat. Demandez à voir des exemples de travaux d’élèves. Si tous les projets se ressemblent, c’est un cours à base de modèles prédéfinis.

3. Un programme adapté à l’âge

Une bonne académie ne prend pas un cours Python pour adultes pour le simplifier. Un cours pour des enfants de 5 ans doit être fondamentalement différent d’un cours pour des enfants de 12 ans. Pour les plus jeunes (3-7 ans), cherchez des outils visuels et en blocs comme ScratchJr ou des activités « débranchées ». Pour les 8-12 ans, Scratch, Tynker ou l’initiation au game development. Pour les ados, des langages textuels comme Python ou JavaScript — mais toujours dans un contexte créatif et orienté projet.

Méfiez-vous des académies qui mettent un enfant de 8 ans devant un éditeur de code texte. Ce n’est pas une question de capacité — certains enfants gèrent très bien — mais de savoir si l’expérience d’apprentissage est pensée pour leur manière de réfléchir à cet âge.

4. Des instructeurs qualifiés

Voici une réalité peu connue : beaucoup de hagwons de coding embauchent des instructeurs qui ont un background pédagogique mais peu d’expérience réelle en programmation. Ils peuvent suivre un programme, mais ils ne savent pas s’adapter quand un élève sort du cadre prévu (ce que font précisément les enfants créatifs).

L’instructeur idéal a une expérience concrète en développement ET sait travailler avec des enfants. Cette combinaison est rare, c’est pour ça qu’elle compte. Renseignez-vous sur le parcours de l’instructeur. A-t-il construit des logiciels ? Livré des projets ? Ou a-t-il simplement obtenu une certification pédagogique ?

5. L’apprentissage par projet

À la fin d’un trimestre, votre enfant devrait avoir construit quelque chose qu’il peut vous montrer. Un jeu. Une animation. Une petite application. Une création d’art numérique. Quelque chose de concret dont il est fier.

Si l’académie ne peut pas vous montrer des exemples de projets terminés, ou si les élèves ne font que des exercices et des quiz, c’est un cours orienté évaluation, pas apprentissage. Posez la question : « Qu’est-ce que mon enfant aura construit à la fin du cours ? »

6. La langue d’enseignement

C’est un point particulièrement important pour les familles internationales à Séoul. Si votre enfant est plus à l’aise en français ou en anglais qu’en coréen, un cours uniquement en coréen crée une double barrière — il apprend une nouvelle compétence ET traduit chaque instruction. Pour les enfants bilingues, un cours dans leur langue forte (avec une exposition au vocabulaire tech coréen) est souvent le meilleur compromis.

En tant que parent francophone à Séoul, vous savez que les options en français sont rares. Certaines académies proposent un enseignement bilingue ou en anglais — elles valent la peine d’être recherchées si la langue est un facteur pour votre famille.

7. Des cours d’essai disponibles

Ne vous engagez jamais sur un trimestre entier sans cours d’essai. Toute académie qui refuse d’en proposer un vous dit quelque chose. Un essai permet à votre enfant de vivre le style d’enseignement, l’ambiance de la classe et le rythme. Cela vous permet aussi d’observer comment l’instructeur gère les questions et comment les autres élèves participent.

La plupart des bonnes académies proposent un essai gratuit ou à faible coût. Profitez-en — et ramenez l’avis honnête de votre enfant à la maison.

Les signaux d’alerte

Tous les cours de coding ne méritent pas votre confiance (ni votre argent). Attention à :

  • Des classes de 15 élèves ou plus. À cette taille, c’est un cours magistral, pas un atelier. Votre enfant sera noyé dans la masse.
  • Un format 100% cours magistral. Si l’instructeur parle pendant 40 minutes et les enfants codent pendant 10, le ratio est mauvais. Les enfants apprennent en faisant.
  • Pas de portfolio ni de démonstration. Si l’académie ne montre jamais les travaux d’élèves et n’organise pas de journée de présentation, c’est probablement qu’il n’y a rien à montrer.
  • Vente agressive. Si le premier rendez-vous tourne davantage autour des forfaits et des engagements longue durée que des besoins de votre enfant, partez.
  • Un programme flou. « On enseigne le coding » n’est pas un programme. Vous devez pouvoir voir une progression claire des sujets, des outils et des objectifs pédagogiques.

La perspective des familles internationales

Séoul accueille une large communauté internationale — diplomates, familles d’entreprises, enseignants et d’autres qui ont choisi de vivre en Corée. Si vous faites partie de ce groupe, le choix d’un cours de coding a une dimension supplémentaire.

Votre enfant est peut-être scolarisé dans une école internationale en anglais ou en français, mais la plupart des hagwons de coding enseignent en coréen. Ce décalage peut être frustrant. Certaines familles optent pour des cours particuliers, mais les cours en groupe offrent quelque chose que le privé n’offre pas : la collaboration, l’apprentissage entre pairs et l’expérience sociale de construire des choses ensemble.

Cherchez des académies qui comprennent les familles internationales. Un enseignement bilingue, des horaires flexibles adaptés aux calendriers des écoles internationales et une conscience que toutes les familles ne suivent pas le parcours académique coréen standard — ce sont des signes d’une académie qui a compris.

Questions à poser avant de s’inscrire

Avant de signer quoi que ce soit, posez ces questions. Une bonne académie y répondra clairement et sans hésitation :

  1. Combien d’élèves par classe ? (Cherchez entre 4 et 8.)
  2. Quel est le parcours de l’instructeur en programmation ? (De l’expérience réelle, pas juste des certifications.)
  3. Puis-je voir des exemples de projets d’élèves ? (Ils devraient être fiers de les montrer.)
  4. Quels outils et langages utilisez-vous pour la tranche d’âge de mon enfant ? (L’adaptation à l’âge compte.)
  5. Un cours d’essai est-il disponible ? (Si non, demandez pourquoi.)
  6. Que ramène mon enfant à la fin du cours ? (Des projets, un portfolio, quelque chose de concret.)
  7. Quelle est votre philosophie d’enseignement ? (Écoutez « créativité », « projets », « exploration » — pas « préparation aux tests » ou « certification ».)
  8. Proposez-vous un enseignement en français, en anglais ou dans d’autres langues ? (Si c’est important pour votre famille.)

Imprimez cette liste. Apportez-la avec vous. Toute académie qui vaut la peine accueillera ces questions.

Trouver le bon cours

Il n’existe pas de « meilleur » cours de coding unique à Séoul. Le meilleur cours est celui qui correspond à votre enfant — son âge, ses centres d’intérêt, sa langue, sa manière d’apprendre. Le marché du coding éducatif ici croît vite, et la qualité varie énormément. Prendre le temps de visiter, de poser des questions et d’essayer avant de vous engager vous fera économiser de l’argent et, surtout, préservera l’enthousiasme de votre enfant.

Chez C.Lab Academy, nous avons construit nos cours autour de ces principes — petits groupes, enseignement bilingue français-anglais, et une approche projet pour les enfants de 3 à 16 ans. Si vous explorez vos options, vous êtes les bienvenus pour réserver un cours d’essai et voir si ça correspond à votre famille.

Le plus important ? Trouvez un cours d’où votre enfant sort avec l’envie d’y retourner.

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